True Woman ’14: Joni Eareckson Tada—A Different Kind of Freedom


J’aime le thème de cette conférence : Être appelée à la liberté, à la plénitude et à porter du fruit en Christ c’est pour moi une chose que je savoure, qui m’apprend l’humilité et me bénit surtout en célébrant les 35 ans de ministère de “Joni & Friends” pendant lesquelles nous avons livré des centaines de milliers de fauteuils roulants. Mais lorsqu’il s’agit d’être appelée à la liberté, c’est une autre histoire. La liberté pour moi n’a jamais été et continue de ne pas être une chose facile à saisir. Libre de l’anxiété, libre de l’inquiétude, libre des peurs de l’avenir, libre du mécontentement, libre d’une humeur maussade et grincheuse le matin, lorsque les douleurs chroniques gagnent ma hanche gauche… ça a toujours été comme ça. ça a toujours été si dur de trouver la liberté dans mon âme. Je me souviens, il y a 47 ans, après que je me sois brisée la nuque dans un accident de plongeon, J’étais là, couchée dans un lit d’hôpital, luttant contre la dépression. A l’époque, je connaissais plus de cantiques que de passages bibliques. Alors, pour calmer mon âme agitée, je chantais souvent (elle chante) : « Sauveur, Sauveur, entends mon humble cri. Alors que Tu vas à la rencontre d’autres, ne me laisse pas dans l’oubli. » Mon cœur revenait souvent aux paroles de ce cantique parce qu’il me rappelait tellement un passage favori de l’écriture. c’était le genre de passage que je demandais souvent à mes amis de me lire lorsqu’ils venaient me voir à l’hôpital pendant les heures de visites. Jean 5. Laissez-moi vous le lire maintenant afin que vous saisissiez pourquoi j’y pensais constamment : « Or à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il y a une piscine qui s’appelle Béthesda et qui a cinq portiques. Sous ces portiques était couchée une multitude de malades, des aveugles, des boiteux, des paralytiques… Là se trouvait un homme malade depuis 38 ans. Jésus le vit couché et sachant qu’il était déjà là depuis longtemps, lui dit : Veux-tu retrouver la santé ? Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit et marche. » Jean 5 : 2 et 3, 5 et 6, 8 Je ne peux pas vous dire combien de nuits je me suis imaginée au bord de la piscine de Béthesda, revêtue de jute brute, peut-être allongée à côté de cet homme paralysé depuis 38 ans sur sa natte, espérant, espérant désespérément que Jésus n’allait pas passer à côté de moi, mais qu’IL allait entendre mon cri pour être libérée. Libérée de ce corps paralysé, libérée de l’anxiété, de la dépression, du souci, de la peur et même du désespoir suicidaire. Mais lorsque je suis enfin sortie de cet hôpital 2 ans plus tard, mes doigts et mes pieds ne répondaient toujours pas. Je ne pouvais toujours pas marcher. Ma sœur Jay Kay m’a invitée à venir vivre avec elle à la ferme familiale dans le Maryland, ce que j’ai fait. Un après-midi, nous regardions la télé chrétienne et nous avons vu l’annonce d’un culte de foi et de guérison qui allait avoir lieu à Washington DC Kathryn Kuhlmann était de passage ! Je ne sais pas combien d’entre vous se souviennent d’elle. Elle était une sorte de Benny Hinn de l’époque. A Washinton DC ! A l’hôtel Hilton ! Nous n’avons pas perdu de temps. Nous nous sommes inscrites et j’étais là-bas le vendredi soir suivant. Les placeurs nous ont escortées jusqu’à cette magnifique salle de bal du Hilton. Puis ils nous ont amenés à l’endroit réservé aux chaises roulantes. J’étais assise là avec 60, 70, peut-être 100 personnes lourdement handicapées. Nous attendions avec impatience le début de la cérémonie. L’orgue jouait crescendo, des hymnes étaient chantés, des textes bibliques lus, des témoignages rendus, et, tout d’un coup, un faisceau de projecteur éclaira Kathryn Kuhlmann, habillée d’une longue robe blanche, montant sur scène d’un pas dansant. Oh comme mon cœur battait fort ! Il y a eu encore des témoignages, encore des textes bibliques, puis, soudain, les projecteurs ont éclairé un coin éloigné de la grande salle. Il semblait que des guérisons se produisaient là-bas. Puis le projecteur tourna légèrement et dans ce coin-là d’autres guérisons avaient lieu. J’avais envie de dire : « Viens par ici où les cas les plus lourds sont réunis. » Mais le projecteur n’est jamais arrivé dans ma direction. Et environ une heure et demie plus tard, avant la fin de la soirée, les placeurs ont invité toutes les personnes handicapées à quitter la salle. Peut-être qu’ils avaient souci que cela crée un embouteillage devant l’ascenseur. Ainsi je me suis retrouvée à la 15ème place dans la file des 60 personnes munies de fauteuils roulants, de cannes blanches et de déambulateurs devant l’ascenseur. Je pouvais entendre la musique à travers le mur. La cérémonie continuait, arrivant gentiment à la fin. J’ai regardé d’un côté puis de l’autre, cette longue file de personnes brisées et je me suis dit : « Quelque chose cloche avec cette image. Quelque chose ne joue pas. » Lorsque je suis retournée ce soir- là, à la ferme familiale, je ne pouvais pas dormir. Je ne cessais de me demander : « Quel genre de guérisseur, quel genre de sauveur, de sauveteur, de libérateur refuserait les prières d’un paralytique ? » OK, je me suis dit : « Si Dieu ne va pas me guérir, je ne vais pas continuer ainsi. Je ne vais pas vivre de cette façon. » Et bientôt, une racine d’amertume, un réel esprit de plaintes commença à s’emparer de ma vie. Rien de ce que l’on faisait n’était assez bien. Tout ce que les autres faisaient était faux et chaque obstacle que je rencontrais devint une raison de m’apitoyer sur mon sort. Par-dessus tout Jésus, Celui dont je voulais me sentir proche, semblait si loin, si absent, si distant. Comme je ne pouvais pas être guérie, alors j’ai dit à ma sœur Jay le lendemain matin : « Je ne veux pas sortir de mon lit. Mets l’air conditionné, ferme les rideaux, éteins la lumière, ferme la porte et laisse-moi seule ! » Mais même dans cette obscurité j’ai passé des semaines au lit dans le noir je ne pouvais pas vivre avec ce désespoir ! Je ne pouvais pas ! Il devait bien y avoir quelque chose d’autre. Alors même là, dans cette chambre sombre, je me suis mise à chanter pour me réconforter. L’hymne que je chantais la plupart du temps était un appel à l’aide (elle chante) : « Ô Jésus … reste avec moi. La nuit tombe rapidement. Les ténèbres s’intensifient. Seigneur, reste avec moi. Lorsque toutes les aides s’évanouissent et que le réconfort disparaît, Secours de tous ceux qui sont impuissants, Oh Jésus, je suis si impuissante ! Reste avec moi. » Et avec ce chant j’ai prié : « Dieu si je ne meurs pas, alors s’il Te plaît, montre-moi comment vivre dans cet état ! Je ne peux pas assumer ma tétraplégie. Montre-moi comment vivre !» C’était ma première prière. J’entends par là que c’était sincère, honnête et venant du cœur. Elle n’était ni longue, ni compliquée, mais plutôt brève, concise, et si sincère. Ce jour-là, lorsque ma sœur est venu dans ma chambre, je lui demandais d’allumer la lumière, de tirer les rideaux, et de me sortir du lit, ce qu’elle a fait avec joie. Et la plupart du temps, elle poussait mon fauteuil dans le séjour où j’étais assise en face d’un lutrin très semblable à celui-ci. Elle me parquait là, bloquait le fauteuil, mettait ma Bible sur le lutrin et me mettait une languette entre les dents. Et alors je tournais les pages ici et là avec la languette, essayant de trouver un sens à tout ça. Bien sûr, l’idée de guérir m’intéressait toujours. Je voulais savoir ce que la Bible avait à dire à ce propos. Et j’ai cherché. Dans le premier chapitre de l’évangile de Marc, Jésus accomplit toutes sortes de miracles tout au long de la journée, et même après le coucher du soleil. Le matin suivant, la foule revient avec plus de malades et d’handicapés. Simon et ses compagnons s’empressent de chercher Jésus, mais ils ne le trouvent nulle part. Jésus s’était levé tôt ce matin-là et il était monté au sommet de la colline, dans un lieu isolé, pour prier. Enfin Simon et ses compagnons trouvent Jésus et lui parlent de tous ces malades qui attendent en bas de la colline, espérant tous être guéris. Et que leur répond Jésus ? Au verset 38, Il dit : « Allons ailleurs, dans les bourgades voisines afin que j’y prêche aussi, car c’est pour cela que je suis venu. » Je ne pouvais pas le croire ! Il a fallu que je le relise. Tous ces malades et personnes handicapées espérant être guéris et Jésus leur dit : « Allons ailleurs ! » Comment pouvait-il les laisser tomber ? Comment pouvait-il laisser tomber des gens comme moi ? Et c’est là que j’ai compris ! J’ai compris que ce n’est pas que Jésus n’avait pas compassion de tous ces gens, c’est juste que leurs problèmes, et spécialement leurs problèmes physiques, n’étaient pas Sa priorité. L’Evangile était sa priorité ! L’Evangile qui annonce que : « Le péché tue, l’enfer est réel, mais Dieu est miséricordieux. Son royaume peut te changer et Jésus est ton “passeport” pour y entrer. » Et à chaque fois que les gens manquaient ce message, à chaque fois qu’ils venaient vers Jésus juste pour que leurs problèmes soient résolus, le Sauveur se retirait toujours d’eux. Ce n’est pas étonnant que je fusse si dépressive ! La plupart du temps je m’étais approchée de Jésus pour qu’Il résolve mes problèmes, mes douleurs et ma paralysie. Oui, Jésus n’est pas insensible à la souffrance et Il a passé la plupart de son temps sur terre à la soulager. Mais l’Evangile de Marc m’a montré les priorités de Jésus, parce que le même Homme qui a guéri les yeux aveugles et les mains sèches a aussi dit : « Arrache cet œil, coupe cette main, s’ils te conduisent à pécher, s’ils t’égarent. » C’est là que j’ai vraiment saisi ! La guérison avait toujours été ma préoccupation, être libérée de ce problème physique avait toujours été ma préoccupation, mais pour Dieu, mon âme avait bien plus d’importance à Ses yeux. A partir de là, j’ai commencé à chercher une autre liberté, une guérison plus profonde. Le Psaume 139.23 : « Sonde-moi ô Dieu et connais mon cœur ! Eprouve-moi, et … (elle chante) regarde si je suis sur une mauvaise voie. » Purifie-moi de tout péché et rends-moi libre. Je veux tellement être libre ! Pendant ces 47 dernières années, dans ce fauteuil, cela a été ma prière. Et Dieu est en train d’y répondre. Il expose le péché et l’égoïsme présents dans mon cœur et me rappelle à Lui chaque fois que j’essaie d’esquiver la vérité, que je veux me mettre en avant ou que je permets à mon orgueil obstiné et indomptable de m’éloigner de Lui en mettant de vaines idoles devant mes yeux. Dieu répond à cette prière. Et Il met en lumière les choses dans mon cœur dont je dois vraiment être libérée. Le processus est bien loin d’être terminé. Je suis encore si loin du but. Dieu continue d’œuvrer de me tester. Vous vous souvenez de cette racine d’amertume ? Cet esprit de pitié de soi dont je viens de vous parler ? Le fait que tout ce qu’on faisait pour moi n’était jamais assez bien ? Et bien c’était vers 1985, peu de temps après que j’épouse Ken, mon mari. Il commençait vraiment à lutter pour faire face aux soins continus, 24h/24, 7j/7 c’est ce qu’exigeait ma quadriplégie. Malgré le fait que mon amie Judy Butler aidait beaucoup, et d’autres amies du reste, le gros du fardeau reposait sur les épaules de mon mari. Un jour, me tournant le dos, il m’a ignorée toute l’après-midi, refusant de m’adresser la parole. Ce soir-là je l’ai supplié : « Qu’est-ce qui ne va pas Ken ? Dis-moi ce qui ne va pas ? » Il ne voulait toujours rien dire. Mais juste avant d’aller au lit, il s’est assis sur le bord du matelas et dans son abattement m’a confessé : « Je me sens comme pris au piège. Je ne sais pas comment te l’expliquer, mais je ne peux plus continuer comme ça. Je n‘en peux plus, je me sens tellement emprisonné ! » Ce à quoi j’ai répondu, en crachant des paroles venues de nulle part : « Mais alors pourquoi tu n’y as pas pensé lorsque nous nous sommes mariés ? Ne savais-tu pas que ça allait être dur ? T’as perdu la tête ? » A peine avais-je dit ces choses que j’aurais voulu pouvoir ravaler mes mots ! Je me suis tournée vers Ken en disant : « O mon Amour, je suis vraiment désolée. Ce n’est pas ce que je voulais dire. Je ne suis pas comme ça. Je ne suis vraiment pas comme ça! » Mais vous savez quoi ? je suis comme ça. C’est tout à fait moi ! Tout à fait moi … je ne suis pas le modèle de vertu que je pense être ! Non, non, pas du tout ! Et Dieu, afin de me le rappeler, ne retire pas les difficultés. Non, IL les pousse plutôt dans ma direction. Il les provoque, les permet, les ordonne, les … peu importe le verbe que vous voulez y mettre… les difficultés arrivent! Et la douleur et les problèmes et la paralysie deviennent le citron qu’IL presse pour révéler la méchanceté et l’égoïsme. Nous sommes tous, chacun d’entre nous atteints du péché jusqu’au plus profond de notre être. Nous n’aimons pas cela et nous ne voulons pas l’entendre. Je ne veux pas l’entendre. Mais c’est la vérité à propos de ce que je suis et j’ai besoin de le savoir. « Sonde-moi Ô Dieu, teste-moi, mets-moi à l’épreuve et montre-moi le péché que je suis si facilement capable de faire ». Alors, pendant ces années de lassitude au sein de notre mariage, j’ai appris à chanter un chant nouveau par rapport à la guérison : « Il y a un baume en Galaad qui restaure les blessés. Il y a un baume en Galaad pour guérir l’âme malade du péché. » Dieu commença alors à déraciner cet esprit d’amertume, et plus particulièrement la pitié de soi, et Il les remplaça par la persévérance, et l’endurance et la confiance en Lui, Jésus. Par-dessus tout, Il me donna une compréhension pleine d’empathie pour ceux qui souffrent, en particulier pour mon mari. A chaque fois que j’ose imaginer que je suis “arrivée”, Dieu presse encore davantage ce citron, révélant des choses pas très honorables qui me remplissent. Au cours des 2 dernières décennies de notre mariage, Dieu a pressé particulièrement fort. A la fin des années 1990, début des années 2000, j’étais au comble de la douleur. une douleur aussi intense qu’indescriptible Dans la nuit, Ken devait se lever plus souvent pour me tourner dans le lit Aucune position ne me permettait d’être confortable. ça arrivait qu’il doive se lever 3, 4, jusqu’à 6 fois. Une nuit, avant qu’il éteigne la lumière, il s’est assis sur le bord de notre lit, complètement découragé et il m’a confessé : « Je ne sais pas comment te le dire, Joni, mais je ne peux plus faire ça. Je me sens … je n’aime pas le dire … je me sens comme pris dans un piège ! » Cette fois, j’ai répondu : « O mon Amour, je ne t’en veux pas ! Tu n’as pas tort de l’exprimer. Si j’étais toi, j’aurais exactement les mêmes sentiments. Alors je ne vais pas te faire de reproches. Je vais te remonter le moral et je vais prier pour toi et nous allons surmonter cette épreuve avec l’aide de Jésus. On va s’en sortir. Je sais que nous le ferons ! » Et, subitement, j’ai pu voir comme un énorme poids tomber de ses épaules. C’était un énorme tournant dans notre mariage et Dieu était en train d’effectuer une profonde guérison, pas seulement en moi, mais aussi en mon mari. Ken et moi, avons découvert un amour à toute épreuve, qui ne tient parfois qu’à un fil. Nous avons appris que les relations les plus solides ne se tissent pas facilement, elles doivent être gagnées. Elles sont testées par la souffrance, parfois jusqu’au point de rupture. Comme lorsqu’on m’a annoncé un cancer du sein phase 3, il y a 4 ans. Après ma mastectomie, j’étais assise dans le bureau de mon oncologue avec mon mari Ken et mon amie Judy Butler. Et muni de son bloc note, il nous faisait la liste de tout ce qui était sur le point de m’arriver en chimiothérapie. « Bon, Mme Tada, votre système immunitaire sera fragilisé et vous allez recevoir un taux élevé de médicaments hautement toxiques, ce qui va affaiblir votre organisme encore davantage. Vos os vont devenir plus minces et frêles. Vous aurez des infections urinaires, et sans doute, des infections pulmonaires. Vous allez perdre vos cheveux … » Il a dû se lever pour répondre au téléphone. Il est sorti du bureau, a fermé la porte derrière lui, et j’ai dit : « je ne peux pas faire face à tout ça ! Je ne peux pas ! Je ne peux pas ! » J’ai senti mon amie Judy se lever pour venir m’entourer de ses bras, pour m’offrir son réconfort. Au même moment, j’ai aussi senti Ken se lever de sa chaise. Il a gentiment poussé Judy, de côté, en chuchotant : « Je prends la relève. » Ohhh ! Mes yeux restèrent fermés, je continuais à pleurer, je ne pouvais croire ce que j’entendais ! Est-ce le même homme qui, quelques 5, 6, 7 ans auparavant, était tout à fait content de laisser Judy Butler absolument tout faire ? Non, ce n’était pas le même homme. C’était Ken Tada libre ! C’était un homme libre, Ken Tada transformé de gloire en gloire. C’était une guérison incroyablement profonde. Les leçons que nous avons apprises pendant plus de 2 décennies de tétraplégie et de douleurs, nous avaient préparés aux angoisses du combat contre le cancer. Grâce à chaque pression de cet agrume, à chaque leçon apprise, à chaque épreuve et test, nous étions capables de lâcher l’anxiété, le péché, l’égoïsme, l’égocentrisme, les soucis et la crainte de l’avenir. Et plus nous étions « pressés », plus nous nous attachions à Jésus. Nous commencions donc à réaliser que Dieu nous avait délivrés de la pire des souffrances qui puisse vraiment nous faire du mal : la séparation d’avec Dieu ! Merci à Jésus ! Ça veut dire que dès maintenant chaque épreuve, chaque difficulté, chaque souffrance qui atteint nos vies, fait partie du plan de Dieu pour agrandir notre âme afin d’élargir la capacité de notre âme pour Jésus. Chaque étape de ma tétraplégie, du cancer et des douleurs chroniques a entrainé une plus forte et rigoureuse dépendance à Jésus-Christ et à chaque pas… (elle chante) « Mon Sauveur me conduit le long du chemin, Me soutient sur chaque sentier sinueux que j’emprunte, M’accorde Sa grâce à chaque épreuve, Me nourrit du Pain de la Vie. Bien que mes pas fatigués puissent défaillir, et que mon âme soit assoiffée, Je vois une source de joie jaillir du Rocher devant moi. Je vois une source de joie jaillir du Rocher devant moi.» Mesdames, ne nous voilons pas la face. La souffrance est le manuel qui vous enseignera qui vous êtes vraiment. La souffrance est le manuel qui vous montrera de quoi vous êtes réellement faites. C’est du sablage qui vous mettra à nu, vous débarrassant de toutes vos voies pécheresses, laissant votre âme exposée et vulnérable. Mais c’est aussi pour que nous soyons plus attachées au Sauveur. Lorsque nos cœurs battent en rythme avec le Sien, nous ne pouvons que ressentir Son plaisir, Sa faveur et Son approbation. La joie du ciel vient alors inonder puis déborder de notre coeur, éclabousser et se déverser en torrents d’encouragements sur ceux qui nous entourent. Puis retourne à Dieu en fontaines exubérantes de louange. (Elle chante) « Loué soit le Seigneur, le Tout-Puissant, le Roi de la création ! Ô mon âme, loue-Le, car IL est Ta délivrance et Ton salut. » Alors vous voilà comme il est dit dans 2 Corinthiens 6 :10 : « attristés, et nous sommes toujours joyeux ; comme pauvres et nous enrichissons plusieurs ; comme n’ayant rien, et nous possédons toutes choses. » Jésus est TOUT pour nous ! Jésus EST la source du bonheur sans comparaison! Pour devenir Son amie intime ça vaut la peine, d’endurer des épreuves et d’être pressée durement comme un agrume Par exemple, lorsque je suivais mes séances de chimio, je me sentais très faible et sujette aux nausées. Ken me ramenait, un jour, de l’hôpital à la maison. On roulait sur l’autoroute 101 et mon fauteuil était attaché à l’arrière du véhicule. Nous parlions en se regardant dans le rétroviseur et nous nous sommes mis à comparer la souffrance à des petites éclaboussures de l’enfer. Vraiment ! …des minuscules éclaboussures de l’enfer qui nous donnent un petit aperçu de l’enfer ultime dont Jésus nous a sauvés. Mais alors, quelles sont les éclaboussures du ciel ? Est-ce que ce sont ces moments faciles et agréables ? (Désolée, mes poumons ne sont pas en grande forme ces jours) Est-ce que ce sont ces jours faciles et agréables lorsque toutes les factures sont payées, qu’il n’y a pas d’épreuves à l’horizon et que vous êtes heureux d’être au monde ? Et nous avons conclu que “Non”. (Nous arrivions devant notre garage). Ken a arrêté le moteur et nous sommes restés là, silencieux quelques instants. Finalement j’ai dit : « Sais-tu ce que sont véritablement les éclaboussures du ciel, Ken ? C’est trouver Jésus dans les éclaboussures de l’enfer ! Rien ne pourrait plus ressembler au Ciel que d’être accompagné par Jésus au plus profond de nos enfers sur terre. Les gens me demandent souvent : « Joni, ne penses-tu pas qu’un cancer par-dessus des douleurs chroniques, par-dessus ta tétraplégie… ne penses-tu pas que Dieu exige un peu trop de toi ? » Alors…. Est-ce le cas ? Exigerait-il trop de vous si c’est le choix de « citron pressé» qu’Il a pour votre vie ? « C’est à cela que vous avez été appelés » 1 Pierre 2 : 21 « Parce que Christ a souffert pour vous et vous a laissé un exemple afin que vous suiviez ses traces. » Oh, les filles ! Je veux suivre les traces de Jésus ! Parce que si Jésus a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, je ne suis pas au-dessus de mon maître. Ma chère amie Bobbie Wolgemuth, qui regarde certainement cette conférence en direct… il lui reste quoi… quelques jours, voire semaines à vivre ? Il y a un peu plus de 2 ans 1/2, on lui a diagnostiqué un cancer des ovaires phase 4. En ce moment même, mon amie Bobbie est en soins palliatifs, … ma douce et précieuse Bobbie. La femme avec qui j’ai toujours chanté des cantiques. Ensemble nous avons écrit le recueil d’hymnes pour enfants, “Hymns for a Kid’sHeart” et tant d’autres choses. Elle a écrit un email qui incarne exactement ce que j’essaie de dire : « Chère Joni, Tout comme la chimio est destinée à tuer les mauvaises cellules cancéreuses, Dieu permet une épreuve pénible et toxique pour détruire, faire mourir et anéantir tout ce qui en moi est égocentrique ou offensif à Ses yeux. Je me soumets volontairement à cette “transfusion”, sachant qu’IL a choisi ce qui, à force, va produire en moi plus de vie abondante que je ne puis l’imaginer. Alors j’ouvre mes mains, et mon cœur, et j’offre même mes veines pour être transfusées par Son choix d’épreuves afin que je reçoive Sa beauté et Sa guérison parfaite. » Une guérison plus profonde. Dieu continue de tester et de mettre à l’épreuve afin de voir s’il n’y aurait pas de mauvaises voies chez Bobbie, chez son mari Robert et certainement dans ma vie et celle de mon mari Ken. C’est pourquoi vous allez souvent m’entendre citer le livre de prières avec lequel j’ai grandi. En tant que réformée de l’église Episcopale, j’ai grandi avec le “Livre de la prière commune” et j’ai appris à un très jeune âge sa “Confession générale”. J’aime cette confession : « Ô Tout-Puissant, Dieu miséricordieux, nous sommes errants et égarés loin de Tes voies, comme des brebis perdues. Nous avons suivi les désirs et les passions de notre propre cœur. Nous t’avons offensé en péchant contre Tes saintes lois. Nous n’avons pas fait ces choses que nous aurions dû faire et nous avons fait ces choses que nous n’aurions pas dû faire. Et nous voilà devant Toi, de misérables pécheurs. Mais aie pitié de nous, Ô Jésus ! » J’aime ces mots … mais je hais ces mots ! Je les hais ! Alors, ne croyez pas que lorsque j’arriverai au ciel, ce que je rechercherai avant tout sera un nouveau corps, délivré du cancer, de la douleur ou de la tétraplégie. Ne croyez pas que lorsque je serai avec Jésus je vais me réjouir surtout de pouvoir sauter, danser, shooter et faire de l’aérobic. Non, non, non … Non. Ce dont je me réjouis le plus, c’est d‘avoir un cœur nouveau. Je veux un cœur glorifié qui est libre du péché, libre de l’égoïsme, libre de l’égocentrisme, libre de la peur de l’avenir, libre, juste libre de tout. Libre, libre, libre. Un cœur qui n’a plus le sentiment d’être piégé par les circonstances de la vie, qui ne résiste plus à Dieu, qui ne cherche plus à Lui échapper, ou de se justifier lorsqu’il est accusé à tort… Franchement, les filles ! Lorsque j’arriverai au ciel, ce sera … ce sera … (elle chante) « Ce sera la gloire pour moi, la gloire pour moi, la gloire pour moi ; lorsque par Sa grâce je pourrai voir Sa face… Ce sera la gloire, la gloire pour moi. » 1 Pierre 4 est la clé de la liberté. Voilà ça vient : « Ainsi donc puisque Christ a souffert dans la chair vous aussi armez-vous de la même pensée quant à vos souffrances. car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché. » Et, comme résultat, il vit donc selon la volonté de Dieu. Et quelle est la volonté de Dieu ? Oh, c’est plusieurs choses, mais pourquoi ne pas commencer par Philippiens 2 : 14 : « Faites tout sans murmures, ni discussions. » Tout ! Il y a quelque temps, mon mari Ken et moi, avons eu la joie de visiter la terre sainte. C’était un merveilleux voyage et le jour où nous avons visité la vieille ville de Jérusalem, Ken ne m’a pas avertie de l’itinéraire de la journée. Tôt le matin, il m’a emmenée par la porte de Jaffa et nous sommes descendus cahin-caha les marches de la Via Dolorosa. En fauteuil, on ne monte pas les marches, on les descend toujours. Nous avons suivi les routes pavées du bazar arabe, nous sommes passés devant le mont du temple sur la droite, avons tourné à gauche dans un petit passage, sommes passés devant l’église Sainte-Anne, puis le chemin s’est élargi et… je n’en crois pas mes yeux… ! « Ken, regarde cela ! C’est la piscine de Bethesda ! Oh, Ken ! » « Tu ne croiras pas combien de fois, lorsque j’étais à l’hôpital, il y a tant d’années, …tellement d’années… Oh Ken, je m’imaginais ici, exactement ici ! Je me voyais à côté du paralytique, couchée sur une natte en paille, mendiant, suppliant Jésus du regard de ne pas passer à côté de moi, implorant une guérison physique ! » Pendant ce temps Ken avait sauté par-dessus la rambarde de sécurité pour inspecter les citernes et voir s’il y avait de l’eau dans la piscine de Béthesda… Mais j’étais là appuyée sur mes avant-bras contre la rambarde, des larmes inondant mon visage. Merci Jésus ! J’aurais tellement voulu que Tu changes ma situation. que Tu résolves mes problèmes. J’aurais tellement espéré que Tu me guérisses de ma paralysie. J’aurais tellement aspiré à ce que Tu ôtes toute ma souffrance, mais Tu as été rempli de sagesse. Tu as été si sage quant à la façon dont Tu as pressé ces « citrons », parce qu’un “Non” en réponse à ma requête d’être guérie et rendue libre de ce corps était en fait un “Oui, Oui !” à tant de choses merveilleuses dans ma vie. Parce que cette réponse négative a purgé ma vie de tant de péchés … qui ont été révélés dans mon cœur … tellement de choses dont je n’avais même pas conscience qu’elles étaient cachées dans ces profonds recoins. Mais lorsque Tu m’as pressée … il en est sorti des pleurnicheries, de l’égoïsme, de l’amertume, de la mauvaise humeur, de la contestation et des « ouin, ouin, ouin …. » Jésus, Tu l’as fait ! Je suis si reconnaissante ! Tu n’as pas exaucé ma demande de me retirer de ces terribles circonstances. Par contre, cela a créé en moi une plus profonde empathie pour ceux qui souffrent. Cela m’a forcé à dépendre de Ta grâce. Cela a fait croître en moi de la compassion pour les personnes meurtries. Cela a fait que j’ai cessé de me plaindre. Cela a agrandi mon espérance pour le Ciel. Cela m’a poussé à puiser plus dans Ta Parole. Cela a produit en moi une vie de prière débordante et dynamique. Mais par-dessus tout, cela m’a attiré plus près de Toi. Ô Toi ! Précieux homme de douleur, qui connait tout mon chagrin. Tu es mon Seigneur de joie. Tu es mon Seigneur de joie ! Tu as pleinement mon cœur. Peut-être que ce soir tu te vois au bord de la piscine de Béthesda ? Ou peut-être que tu te vois au 15ème rang d’une longue file de gens, attendant que Dieu change ta situation, règle tes problèmes, te guérisse de certaines circonstances, ou transforme ta situation. Peut-être te demandes-tu pourquoi Dieu ne résout pas ces choses ? Pourquoi Il ne les a pas changées ? Pourquoi Il n’a pas enlevé la déception, donnant la guérison alors que tu l’avais demandée ? Bon, les filles, Dieu pourrait… IL pourrait… te donner la délivrance de tes souffrances. Et s’IL le fait, c’est un merveilleux appel à Le louer. Mais si cela ne devait pas être le cas, laissez-moi vous assurer que Dieu va utiliser cette souffrance. Il va l’utiliser pour ôter tout ce qui va gêner Sa relation avec vous. Jésus désire ardemment avoir la relation la plus proche possible, intime et personnelle avec vous. Et Il va presser ce « citron » pour que votre âme, libérée de tout péché, puisse être encore plus fermement attachée à Son cœur. Et vous allez jouir d’une joie sans égale, une joie qui va vous porter à travers n’importe quelle déception. C’est ça être libre ! C’est ça être libre ! Et c’est aussi la guérison la plus profonde. Et la vraie bonne nouvelle … c’est que vous n’avez pas besoin de vous casser la nuque pour le croire ! J’aimerais conclure en priant mais j’aimerais que vous vous joigniez à moi. Comme vous avez pu le constater, j’aime chanter des cantiques. Je ne prétends pas être une professionnelle. La moitié du temps je chante faux. Mais c’est sincère et ça vient du cœur. Alors, j’aimerais que vous priiez et chantiez avec moi, une dernière requête à notre Sauveur. Et si vous connaissez bien cet hymne, alors chantez-le avec moi de tout votre cœur (elle chante) : « Aie pour moi ton propre chemin, Seigneur ! Aie pour moi ton propre chemin ! Tu es le potier, je suis l’argile. Modèle et rends-moi selon ta volonté, Alors que j’attends, soumis et tranquille. Aie pour moi ton propre chemin, Seigneur ! Aie pour moi ton propre chemin ! (chantez du fond de votre coeur) Blessé et fatigué, aide-moi, je te prie ! La Puissance, la Toute Puissance t’appartient ! Touche-moi et guéris-moi, divin Sauveur. Aie pour moi ton propre chemin, Seigneur ! Aie pour moi ton propre chemin ! Que tout mon être se soumette et s’incline humblement Remplis-moi de ton esprit jusqu’à ce que tous puissent voir que Christ, Seul, vit en moi. Remplis-moi de ton esprit Jusqu’à ce que tous puissent voir que Christ, Seul, vit en moi.» Disons ensemble “Amen” : Amen ! Have Thine Own Way, Lord! Adelaide A. Pollard – Esaïe 64 : 8 Merci Mesdames de m’avoir donné l’occasion de partager ma vision de Liberté ! Merci Sous titré en Français avec autorisation de True Woman et Revive Our Hearts

29 thoughts on “True Woman ’14: Joni Eareckson Tada—A Different Kind of Freedom

  • I am so thankful for Joni and her testimony.  I often tell others of her as I tell them of Christ's remarkable healing power.  I too have experienced a different kind of healing, not the one I asked for, and OH the BLESSING of illness/suffering!

  • What an AMAZING woman of God she is! I'm so blessed by her! She encourages me through my suffering. Soli Deo Gloria.

  • Joni gracias por mostrarnos tu corazón siempre, siempre en toda circunstancia adorando a nuestro Dios

  • Joni,I have just found You on Utube! I have known Your accident! We used to see friends at Cheaspeake Ranch side! Itnwas so beautiful! Years passed I bought Your books & Send for Your calehdars..I fell & had a spinal cord injury in 1999  I WAS PARALYZED .FINALLY AFTER 6 WEEKS,THEY DECIDED IT WAS INCOMPLETE! I NEEDED SURGERY'S IT WASN'T UNTIL MY SECONG I REALIZED THIS WAN'T GOING TOGET A LOT BETTER?I LOST MY JOB & AFTER ALL THESE YEARS I AM IN A WHEEL CHAIR WITH 5 SURGERIES LATER,I AM DEPENDENT  ON MY HUBBY! I USED TO HAVE YOUR CASSETTES ! GOD HAS WORKED ON MY "PRIDE" MY STUBBORNESS,ON &ON! I WILL BE LISTENING TO ALL THESE MESSAGES! YOU ARE A BEAUTIFUL PERSON! GOD HAS DONE SO MUCH IN EVERYONE;S LIFE!ESPECIALLY NOW AS THE LORD HAS GIVEN ME 8 GRANDCHILD & 4 GREAT-CHILDREN! I do take the "spot light " TOO OFTEN! Even when You announced You had "Breast Cancer,I was un the hospital ( having 4 other surgeries ) The 5th being the hardest.I cried all night ,I could not believe Our Lord has givn You a disease that killed My Mom……. Yet,He brought You through! i remember thinking HE Has more YET ! You are a example to everyone! Your didn't get a great marriage easily ! You had to work at it!

  • That I know – my life is meaningless, worthless, shame ..etc.
    That time is ready, to accept GOD into my heart.
    Praise Lord. God Bless Joni Eareckson

  • Wow. Such an example of learning through suffering. Thank you Joni for sharing your story with the world. Soli Deo Gloria!

  • Joni Eareckson Tada is The Message false bible-loving, carnal and worldly honors assuming neo-evangelical, ecumenical sympathizer apostates. I'm sorry this too must not say, but the prevailing spiritual blindness must be broken. It represents a great danger to the cause of Christ and of many eternal life. Her books are read avidly. Ignorance prevails (cf. Hosea 4: 1, 6; Isaiah 5:13.)! It is therefore high time that I respond with a list of sad facts contained in my archive.
    For biblical truth and loving Christians who have practiced their biblical discernment, following facts speak for themselves. I do not even have to translate or becommenta- riëren. However, those who do not love the truth (John 3:19) I will now 'stone', but the others will be warned by it, to eternal blessing. Because of them I do it … certainly not to hurt the critics … unless they are thereby shaken properly awake. God grant it!

  • Como quisiera poder ver tus vídeos y entender los pero no hablo inglés sólo español también soy cuadripléjica

  • Roman8:28 All things work together for those who love the lord .We all have to drink our bitter cup in life but if we endure till the end God will give us a cup of blessing.God will never give us more than we can bear that what keep me going….he will reward our pain at the same time we have to learn to love him in good time and bad time…believe it or not he share our pain he cry with us and rejoice with us he has experience suffering himself so he understand what we are going through

  • What a truly Godly woman- she puts me to shame- when I think of my life and the complaining I do – she is more free than I am certainly in her spirit if not in her body . She really is amazing

  • She doesn't even show her artwork or albums. Much more important message to give.
    I think she sings beautiful even with weak lungs. The ladies singing in harmony with her, so marvelous!!!

  • When this woman had her neck broken as a kid, she begged for euthanasia. She should have been allowed it. Instead, god had her bend over, get a divine whipping as it were, and learn to LOVE God or else. She submitted, shaming herself as a "stubborn kid" who learned her lesson. Talk about the Stockholm Syndrome. Disgusting.

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